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J'ai lu plus haut, que Hermann travaillait à l'instinct qu'il n'utilisait pas de modèle.
Je comprends très bien. Les modèles sont parfois bons pour une pose, mais trouvez un bon modèle est TRES difficile. Imaginez le gars  statique pendant vingt minutes dans la pose de la case 6? Le pauvre! De plus pour que le mouvement soit fluide, il faut que le dessinateur l'aie en tête, qu'il aie déjà les cadrages, comme une suite d'images. C'est cela que l'on sent dans cette planche, le mouvement fluide, naturel. On passe sans réticence d'une case à l'autre. Je dirais même que les lignes de mouvement de la case 6, à droite de Concho, sont superflues. Pour qu'une bd soit bonne, il faut que l'auteur ressente physiquement chaque geste de chacun de ses personnages.  Ici, c'est sans aucun doute le cas.

Qu'en penses-tu Yves?

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Bonjour à tous

Je consacre mon existence depuis plus de 25 ans au dessin.
J'ai eu la chance de connaître les derniers feux du Tintin et du Spirou. A l'époque je me gavais de Buck Danny, de Buddy Longway, de Jugurtha, de Jerry Spring et bien entendu de Comanche.  Toutes ces séries ont été essentielles pour moi car ensuite je me suis mis à la bd. Même si par la suite je me suis tourné vers des auteurs comme Hugo Pratt et Alberto Breccia, Hermann est resté une référence. J'ai toujours vibré en regardant ses dessins: le mouvement, le cadrage, la gestion de l'espace, celle des noirs, l'encrage, la couleur; tout m'a inspiré.
Après dix années de voyage au long court je reviens à mes premières amours: la bande-dessinée, le récit et... Hermann.

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Pour moi "les Shériffs" restera l'album emblématique d'Hermann. En fait, si techniquement il en produira de plus beaux, peut-être, "les shérifs" est un des albums presque parfait de cet auteur qui aura tant influencé mes choix. J'ai adoré cet esprit très Peckinpah. Deux groupes s'opposant mais nul ne sait vraiment lequel est le plus sombre. A la famille Ruhmann s'oppose ces hommes de loi sans foi ni... loi. Je retrouve au long de ces planches la même atmosphère que dans "La horde sauvage" ou dans "Pat Garret et Billy the kid". J'ai souvent pris cet album dans les mains pour l'étudier, le regarder et aussi parfois en copier certaines cases. L'encrage, la lumière, les cadrages, tout m'a inspiré. La gestion du mouvement est aussi une des choses que j'ai le plus étudié: la chute de Concho aurait été filmée de la même manière par Peckinpah. En fait cet album est un de ceux qui a le plus influencé mon travail présent et à venir. Dans l'existence vous croisez souvent le travail d'un autre artiste qui sera votre inspirateur, Hermann a été celui-là en ce qui concerne la bd et "les shériffs" l'album qui m'aura le plus marqué.